Ahibbatî in kuntum

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Allah Allah Allah    Allah yâ mawlânâ
Lâ ilâha illa Allah   Allah yâ mawlânâ

Ahibbatî in kuntum ‘alâ sidqin min -amrî
Fadhâka nafsu ssabîli sîrû ‘alâ sayrî

Falastu ‘ala chakkin tallâhî wa lâ wahmin
Ana l’ârifu billâh fissirri wal jahri

Suqitu min ka-si lhubbi thumma malaktuhû
Fasâra milkan ladayya fî muddati ddahri

Jâzâ llâhu man jâda ‘alaynâ bisirrihî
Faljûdu fadhâka ljûdu man jâda bissirri

‘Amilnâ ‘alâ katmil lhaqîqati wa sawnihâ
Wa man sâna sirra llâhi akhada bichchukri

Khamratun yahtâju lkullu turrân lichurbihâ
Kamâ yahtâju ssakrânu limazîdi ssukri

Fasirtu lahâ sâqîn wa kuntu ‘âsirahâ
Wa hal lahâ min sâqin siwâya fî dhâ l’asri

Traduction :

Amis, si vous avez compris la vérité de mon état,
La voie est là devant vous ; suivez mes pas.
Car, par Dieu, ce ne sont pas choses douteuses ni vagues produits de l’imagination :
Je connais Dieu d’une connaissance à la fois secrète et manifeste.
J’ai bu la coup de l’Amour e t j’en ai eu la possession,
Elle est devenue mon bien pour toujours.
Dieu veuille rétribuer celui qui me prodigua Son secret,
Car le don généreux, le vrai, est le conférer le secret.
Un temps j’ai celé la vérité et l’ai soigneusement voilée,
Or qui garde le secret de Dieu aura sa récompense.
Lorsque le Donateur me permit de la proclamer,
Il me rendit capable – et comment, je ne sais – de purifier les âmes,
Il me fit ceindre l’épée de constance,
De vérité et de piété et me donna un vin :
Quiconque en boit, ne peut plus se passer d’en boire,
Tout comme un homme ivre cherche à s’enivrer davantage.
J’en suis devenu l’échanson, bien plus, c’est moi qui l’ai pressé.
Est-il pour le verser quelques autre, en ce temps ?
Si je parle ainsi, n’en sois pas étonné, car notre seigneur
Lui-même a dit qu’il choisit pour objet de Sa faveur
Celui qu’il veut et donne sans compter.
C’est la faveur de Dieu ; Il la donne à celui qu’Il veut.
A Lui, toute louange, gloire et action de grâce !

(Traduit par Martin Lings)

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Commentaires :

2 comments
  • 64
    (Ahibbati -in kuntum ‘ala sidqin)

    Ahmad al-Alawi

    Amis, si vous avez compris la vérité de mon état,
    La voie est là devant vous ; suivez mes pas.
    Car, par Dieu, ce ne sont pas choses douteuses ni vagues produits de l’imagination :
    Je connais Dieu d’une connaissance à la fois secrète et manifeste.
    J’ai bu la coup de l’Amour e t j’en ai eu la possession,
    Elle est devenue mon bien pour toujours.
    Dieu veuille rétribuer celui qui me prodigua Son secret,
    Car le don généreux, le vrai, est le conférer le secret.
    Un temps j’ai celé la vérité et l’ai soigneusement voilée,
    Or qui garde le secret de Dieu aura sa récompense.
    Lorsque le Donateur me permit de la proclamer,
    Il me rendit capable – et comment, je ne sais – de purifier les âmes,
    Il me fit ceindre l’épée de constance,
    De vérité et de piété et me donna un vin :
    Quiconque en boit, ne peut plus se passer d’en boire,
    Tout comme un homme ivre cherche à s’enivrer davantage.
    J’en suis devenu l’échanson, bien plus, c’est moi qui l’ai pressé.
    Est-il pour le verser quelques autre, en ce temps ?
    Si je parle ainsi, n’en sois pas étonné, car notre seigneur
    Lui-même a dit qu’il choisit pour objet de Sa faveur
    Celui qu’il veut et donne sans compter.
    C’est la faveur de Dieu ; Il la donne à celui qu’Il veut.
    A Lui, toute louange, gloire et action de grâce !

    (traduit par Martin Lings)